Justice équitable

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« Le système actuel c’est le monde à l’envers, là où on attend d’un délinquant qu’il paye sa dette à la société, c’est en fait le contraire qui se passe, c’est la société qui paye pour sa délinquance. »  Gilles Ragnaud
 
Tout délit demande d’une part l’intervention de forces de l’ordre, mais aussi de tout un personnel lié directement à la justice : personnel administratif, avocat, procureur, juge, etc. A cela il y a aussi l’usage de véhicules avec des frais d’entretien, de carburant, il y a aussi l’usage de locaux administratifs, sans compter la restauration et l’entretien des personnes, les cellules n’étant pas des hôtels restaurants, ni même les restos du cœur.
 
Pour l’instant c’est effectivement toujours la société qui paye tout ça, les Français étant malgré eux mis à contribution payant pour chacun des délits grands ou petits, et quelle que soit la délinquance et la peine, une bonne partie de nos impôts et taxes ne servant qu’à ça.
 
Les solutions apportées aujourd’hui n’ont rien de satisfaisant, ni pour la personne incriminée, ni pour la société Française. Laisser des personnes en prison, avec tout le confort à sa portée, même s’il est rudimentaire, ou même reclure des personnes chez elles avec un bracelet, équivalent à une punition dans sa chambre, n’apporte rien à personne, n’ayant rien de formateur, rien d’éducatif, étant tout juste inefficace, et improductif dans tous les sens que ce soit.
 
La prison ou rester chez soi, n’est la plupart du temps, pas une solution convenable, ne permettant pas à la personne de payer sa dette, ces sanctions étant l’équivalent d’une condamnation à s’emmerder à cent sous de l’heure, les cent sous ici, étant ceux que paye la société pour cela. Ce n’est pas l’idée que la plupart des gens se font de la justice, beaucoup la décriant, l’accusant d’inefficacité, et pas que chez les citoyens lambda, mais aussi dans les milieux de justice et chez les délinquants eux-mêmes.
Justice équitable mode d’emploi :
 
« Ce n’est pas à la société de payer pour les délinquances, c’est aux délinquants eux-mêmes, c’est ce qui s’appelle payer sa dette. » Gilles Ragnaud
C’est en gros l’idée générale qui sort de cette évolution que propose Société Équitable, via une justice où le délinquant est aussi responsable financièrement, mais aussi une justice plus éducative avec l’idée de rendre l’emprisonnement bien plus rare.
Justice Évolution ne revient pas sur les peines infligées, le code pénal, ni même sur le travail des magistrats et avocats, ce n’est pas ici notre mission, mais uniquement sur le résultat, celui concernant la responsabilité financière du justiciable.
 
Quel que soit le délit et la sanction qui en découle, ce système part d’un principe de base très clair. Ce n’est pas à la société de payer pour les délinquances, c’est au délinquant lui-même. A cela plusieurs raisons, à commencer par la simple idée de devoir payer sa dette à la société, mais aussi dans un but plus simplement formateur, pédagogique, chaque condamné, quelle que soit la condamnation, devant donner de soi, de sa sueur et de son intellect pour que sa peine lui soit utile en tant que personne. C’est là un aspect incontournable de ce système, mettant le délinquant face à sa responsabilité financière, mais aussi face à son délit. La peine est donc ici formatrice, éducative, chacun des condamnés quel que soit leur degré d’intellect devant prendre conscience des conséquences de ses actes.
 
Cette peine doit aussi être un apport pour la société, l’argent récolté par le travail produit, payant tout simplement la dette du délinquant : dette payée, égale liberté retrouvée.
 
On ne parle bien sûr pas ici de travaux forcés, c’est hors sujet, mais de mise en place de structures permettant à chacun des délinquants de rembourser les frais le concernant, ainsi que les amandes et autres préjudices. On parle aussi d’encadrement éducatif commençant par le simple fait d’avoir la possibilité de suer pour sa peine, d’y réfléchir, avec la fierté d’avoir pu rembourser le moindre centime.
 
La condamnation évolue.
Ce principe doit donc changer, non pas la condamnation, mais le l’idée qui s’en dégage. Ainsi avec ce système, la justice ne condamne plus à une amande ou une peine de prison, mais à un forfait, rendant financièrement responsable le condamné, d’une somme remboursable à la société, comprenant la totalité des frais liés à l’arrestation et autres frais de justice, plus les coûts liés aux dommages et intérêts… et la note peut très vite monter !
 
La peine s’arrête le jour où la note est entièrement remboursée, sans remise d’aucune peine possible, le temps de la condamnation, étant ici synonyme du remboursement de la dette du condamné.
Comment :
 
On peut facilement imaginer, pour une très grande partie des condamnations, de petites structures à taille humaine, encadrées par des éducateurs et autres services spécialisés, recevant un nombre restreint d’une dizaine de délinquants. Ces structures obligent d’une part à la production, via des pôles utiles à la société, comme par exemple la permaculture, utilisant les bras des condamnés tout en les formant. Le résultat de ces productions bio peut être ou vendu ou échangé, peu importe, le principal étant que ces productions participent et apportent à la vie de notre société, ces gens devant être partie prenante et intéressés de A à Z à la totalité de la filière qu’il aide à développer.
 
Ce genre de production « utile, » peut se faire dans divers secteurs, plutôt dans des milieux en relation avec la nature, sans remplacer ou mettre en péril des métiers existant, le bio jardinage en étant un exemple parmi tant d’autres.
Avec ce système, plus aucune délinquance dont la condamnation le permet, ne doit plus passer à côté, le passage par une de ces structures devant être obligatoire, quelle que soit la personne et son rang social. Ce système doit être aussi obligatoirement le seul moyen de payer sa dette, les fortunes personnelles des délinquants ne devant en aucun palier cette dette.
Beaucoup moins de prisons, et c’est tant mieux.
 
La prison n’a jamais été, pour une très grande partie des condamnés, une solution, bien au contraire, aidant à la haine, non formateur, n’étant autre que des usines à glander. Faire de la prison est devenu une peine à la « démoralisation et au désespoir », alors nul doute dans ces conditions que le moindre gourou religieux extrémiste, ne fasse le plein d’adeptes. Ça fait bien longtemps que les ministres de la justice auraient dû faire le ménage dans le fonctionnement des prisons Françaises, le désœuvrement n’étant une solution pour personne, ni pour le condamné, ni pour la société Française, personne n’y gagnant, tout le monde y perdant et pire, ça coute une fortune !
 
Le livre de Pierre Botton, « Moi, ancien détenu, bâtisseur de prisons nouvelles, » approche l’idée que nous défendons, préférant comme nous fermer tant que possible les prisons et développer, d’autres solutions plus ouvertes à la réalité de notre société, plus modernes, moins oisives, moins carcérales dans le sens des maux que l’on y vit.
Et pour les autres… ceux restant malgré tout en prison ?
 
Et bien là, c’est pareil, si le condamné veut un minimum de confort, il devrait se le louer avec de l’argent venant exclusivement d’une production faite dans le même esprit, devant en plus payer sa dette à la société. Et si le condamné ne veut pas travailler, alors il n’aura rien d’autre que son lit, des repas simples et l’entretien de ses habits, les éventuels conforts lui étant retirés s’il ne les paye plus.
 
Bien que pouvant intervenir, être consultés, ce n’est bien sûr pas à nous de dire comment doit être mis en place ce système. Notre travail s’en tient pour l’instant à amorcer le sens d’une justice différente, ce travail pouvant devenir plus réaliste le jour où on nous en donnera les moyens politiques.
 

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